Népal.
Programme,
Impressions,
Diaporama.
Au
NÉPAL, du 3 au 17 février 2001
- 9 jours de trek facile (altitude 3600m
maxi) avec guide et porteurs, hébergement en lodges (auberges de montagne).
- Séjour hôtelier, à Kathmandou le reste
du temps (consacré à la visite de Kathmandou, Patan, de la vallée et de la
ville médiévale de Bhaktapur).
POURQUOI FEVRIER?
Le royaume du Népal est un pays de
mousson. L'année se partage en saisons humide et sèche. Février est le mois
le plus sec. Les journées sont généralement très ensoleillées, les
températures agréables pour la marche (proches de 0° la nuit et de 20° le
jour à Kathmandou qui est à 1340 m d'altitude).
Cette
randonnée se déroule dans une région superbe, très riche en cultures et
végétations qui varient suivant les altitudes. Vous traverserez de
nombreux villages d'ethnies différentes (Tamangs, Sherpas, Tibétains,
Brahmanes), avec des villageois accueillants et souriants qui parcourent
les sentiers que vous emprunterez. D'immenses forêts de rhododendrons (à
partir de 2000 m) avec des arbres de 10 m de haut, qui fleurissent à
partir de février, et beaucoup d'Orchidées pendues aux mousses des
arbres. Une région authentique peu touchée par le tourisme .Vues
panoramiques sur les grands sommets Himalayens, notamment à Tharepathi,
Tarkhegayang et Sarmathang.
Une
randonnée qui s'adresse à ceux qui ont déjà une expérience de la marche
et une condition physique correcte . (1000 m de dénivelée les 1er, 3eme
et 4eme jour du trek). Altitude maximale 3600 m au col de Tharepathi.
Dim 4
: Arrivée à Kathmandou (alt. 1340 m). Accueil à l'aéroport. Transfert à
l'hôtel.
Lun 5
: Kathmandou. Journée libre.
Mar
6: Départ pour Bakthapur (bus local) ancienne capitale royale et début
d'une petite randonnée de 5 heures de Bakthapur au temple de
Shangunarayan et au Stuppa bouddhiste Tibétain de Bodnath (belle
ballade). Nuit à Kathmandou.
Mer 7
: Départ en bus local de Kathmandou pour Sundarijal (40 mn),village à
1500 m, et départ de la randonnée. Une montée raide jusqu'au col de Lekh
à 2438 m suivi d'une descente vers Pathi Banjyang (1768 m). Nuit à Pathi
Banjyang.
Jeu 8 : Départ de Pati Banjyang pour Gul Banjyang environ 6 heures de
marche en montée progressive par des sentiers au milieu des cultures en
terrasse (riz, blé entre autres). Gul Banjyang est à 2142 m.
en 9 : Départ
de Gul Banjyang pour Mangegot 3250 m et Tharepathi Pass 3600 m, le point
le plus haut de la randonnée. Un spectacle grandiose de glaciers , une
vue magnifique sur le Langtang Himal.
Sam 10 : Départ de Tharepati pour le village de Melamchi Gaon. Forêts de
Rhododendrons, Courte journée de marche de 5 heures environ pour
atteindre ce très beau village Sherpa à 2660 m et y rester pour la nuit.
Dim 11 : Départ de Melamchi Gaon pour le
village de Tarkhegayang, d'abord en descendant vers la rivière Melamchi
Khola (1800 m) pour remonter au village Sherpa et Tibétain de Tarkhegayang à
2600 m. C'est le plus gros village de la région , avec temple et monastère
bouddhiste. 5 heures de marche.
Lun 12 : Départ de Tarkhegayang par les
sentiers de crêtes bordés de Rhododendrons et de forêts étonnantes. Des
Orchidées sauvages sur les arbres. Arrivée à Sarmathang 2600 m, dernier
village Sherpa. Le matin, point de vue magnifique sur les glaciers depuis le
temple .
Mar 13: Départ de Sarmatang pour
Gyalthum/Talamarang 1220 m en descendant vers la rivière Melamchi Khola que
l'on va suivre longuement. Nuit au Lodge des 2 Rivières.
Mer 14 : Dernier jour de la randonnée :
Courte étape de 3 heures pour rejoindre le village de Melamchi Pul Bazar et
de là prendre un bus local pour Kathmandou après une dernière vue à Dhulikel
sur un grand panorama himalayen. Nuit à l'hôtel à Kathmandou, (même hôtel).
Jeu 15 : Katmandou journée libre.
Ven 16 : Transfert à l'aéroport suivant
l'heure de l'avion.
Impressions.
KATHMANDU et PATAN :
Cités choquantes et admirables. Les
contrastes y sont fulgurants : vache sacrée et Cyber Café; or et boue;
Shadus (ascètes vivant de mendicité) et écoliers en uniforme. La pollution
est dramatique. La misère aussi parfois. Demeures, temples, stupas,
témoignages d'un passé fastueux, se lézardent inéluctablement. Les rivières
sacrées sont des égouts immondes, particulièrement en cette saison sèche.
Pourtant, ici ou là, des fontaines apportent une eau claire venue de la
montagne. Les népalais y font une toilette méticuleuse. Les lavandières y
font leurs lessives. La ville bourdonne comme une ruche : dans les rues, des
femmes drapées de leurs costumes traditionnels chatoyants, élégants,
luxueux, pourraient inspirer nos "grands couturiers". Partout, c'est un
ballets de porteurs, de rickshaws (sortes de triporteurs), de motos, de
voitures dans une ambiance stridente et poussiéreuse. La population est
d'une ferveur extraordinaire, sincèrement, intimement imprégnée de
Bouddhisme et d'Hindouisme; elle est aussi pleine de dynamisme et de
créativité, s'ingéniant à réparer, façonner, transformer. Ainsi, oh
stupéfaction ! Elle a su, avec ses pauvres moyens, intégrer les technologies
de l'informatique. La quantité de boutiques offrant des accès à l'INTERNET
est sidérante.
La visite de Bhaktapur :
La visite commentée en français par
l'aimable et souriant Rupak, était passionnante. Sans lui, malgré les
lectures que nous avions faîtes, notre regard serait resté tellement
superficiel, nous serions restés aveugles à tant de merveilles. Bahktapur
est classée au patrimoine mondial.
La montagne :
La montagne a gardé toute sa pureté. Le
Trek nous a apporté chaque jour son lot de découvertes : paysans, écoliers,
meuniers, tisserands, charpentiers, maçons, tailleurs de pierres, arracheur
de dents etc. Tous travaillant avec un minimum de moyens, mais un maximum
d'adresse et d'ingéniosité. Pas de machines. Pas de véhicules non plus, tous
les transports se font dans des hottes, ou directement sur le dos. On
n'imagine pas en France, qu'il puisse exister une telle variété climatique
sur un si petit territoire. On n'imagine pas rencontrer en 8 jours de trek,
des paysages de haute montagne désertiques sous leurs bonnets de neiges
éternelles; des forêt de rhododendrons où vivent des singes, où se mélangent
tant de senteurs florales; des hautes terres cultivées en pommes de terre,
blé, millet, colza et dans les fonds de vallées, des rizières, des
bananeraies, des caféiers. C'est inouï. Nos hôtes, à chaque étape, avec
l'aide de nos guides et porteurs ont fait le maximum pour nous être
agréables. Les Népalais ont su s'adapter à un milieu hostile, ils ont
façonné la montagne avec une infinie patience pour y vivre, certes pas dans
l'opulence, mais dans la dignité. Jamais non n'avons croisé un regard
hostile, les népalais sont accueillants et souriants. Nous avons rencontré
au hasard des chemins, des hommes et des femmes aux allures princières.
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